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Professionnels — Mairie de Corneilla-de-Conflent
Assurer son entreprise contre les risques naturels et technologiques
Une entreprise peut ĂȘtre indemnisĂ©e pour un sinistre dĂ» Ă une catastrophe naturelle (inondation, mouvement de terrain, etc.) ou technologique (accident d'un site industriel, etc.) si elle est assurĂ©e pour ces risques. Pour que l'assureur puisse indemniser l'entreprise, il faut qu'un arrĂȘtĂ© interministĂ©riel reconnaisse l'Ă©tat de catastrophe naturelle ou technologique. Nous prĂ©sentons les informations Ă connaĂźtre.
Cette fiche ne concerne pas la gestion des aléas climatiques, sanitaires, phytosanitaires et environnementaux dans le secteur agricole. Ces risques font l'objet de dispositions spécifiques.
Les contrats d'assurance incluant systématiquement des garanties contre les effets des catastrophes naturelles et technologiques sont ceux qui garantissent contre les dommages suivants :
- Dommages d'incendies
- Dommages aux véhicules terrestres à moteur
- Tous autres dommages à des biens à usage d'habitation ou placés dans des locaux à usage d'habitation situés en France
- Pertes d'exploitation (couverture automatique uniquement des risques naturels).
Les assurances multirisques professionnelles couvrent les dommages liés aux catastrophes naturelles et technologiques.
Ces contrats d'assurance peuvent ĂȘtre souscrits par toute personne physique ou morale.
Ces contrats sont toujours considĂ©rĂ©s, mĂȘme s'ils mentionnent une disposition contraire, inclure ces garanties.
Chaque contrat contient obligatoirement :
- Des indications suffisamment précises permettant d'identifier l'usage des biens couverts par ce contrat
- Une mention de la surface de l'établissement professionnel auquel il se rattache.
Lorsqu'un assuré s'est vu refuser par une entreprise d'assurance, en raison de l'importance du risque de catastrophes naturelles auquel il est soumis, la souscription d'un contrat d'assurance contre les catastrophes naturelles, il peut saisir le Bureau central de tarification. Ce Bureau impose alors à l'entreprise d'assurance concernée la souscription du contrat demandé comprenant cette garantie.
Lorsque le risque prĂ©sente une importance ou des caractĂ©ristiques particuliĂšres, le Bureau central de tarification peut demander Ă l'assurĂ© de lui prĂ©senter, dans les mĂȘmes conditions, un ou plusieurs autres assureurs afin de rĂ©partir le risque entre eux. Cela peut par exemple s'appliquer si la localisation du bien induit un risque spĂ©cifiquement Ă©levĂ© d'inondation, d'incendie, ou d'accident technologique.
Les effets des catastrophes naturelles couverts par l'assurance sont les dommages matériels directs dus à  :
- L'intensitĂ© anormale d'un agent naturel (pluie, vagues, sĂ©ismes, etc.), pour les inondations, tempĂȘtes, feux de forĂȘts, etc.
- La succession anormale d'événements de sécheresse d'ampleur significative, pour les mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols
- Des affaissements de terrain dus à des cavités souterraines et à des marniÚres (cavités d'extraction de craie).
Les effets des catastrophes technologiques couverts par l'assurance sont les dommages dus aux accidents :
- Soit intervenus dans une installation classée pour la protection de l'environnement (ICPE)
- Soit liés au transport de matiÚres dangereuses
- Soit causés par des stockages souterrains de gaz naturel, d'hydrocarbures liquides, liquéfiés ou gazeux, d'hydrogÚne ou de produits chimiques à destination industrielle ou énergétique.
Seules les catastrophes technologiques endommageant un grand nombre de biens immobiliers (rendant inhabitables plus de 500 logements) donnent lieu Ă une indemnisation.
La garantie inclut toujours le remboursement du coût des éléments suivants :
- Ătudes gĂ©otechniques rendues nĂ©cessaires prĂ©alablement Ă la remise en Ă©tat des constructions affectĂ©es par les effets d'une catastrophe naturelle
- Frais d'architecte et de maĂźtrise d'Ćuvre associĂ©s Ă cette remise en Ă©tat, lorsque ceux-ci sont nĂ©cessaires.
Des garanties supplémentaires s'appliquent aux dommages ayant eu pour cause déterminante des mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols.
Lorsque l'expertise constate une atteinte Ă la soliditĂ© du bĂątiment ou un Ă©tat du bien le rendant impropre Ă son usage, les indemnisations dues Ă l'assurĂ© couvrent les travaux permettant un arrĂȘt des dĂ©sordres existants consĂ©cutifs Ă l'Ă©vĂ©nement. Les indemnisations doivent rester infĂ©rieures au montant de la valeur de la chose assurĂ©e au moment du sinistre.
Lorsque l'expertise ne constate pas ces atteintes mais que les dommages sont de nature à évoluer défavorablement et à affecter la solidité du bùti ou à entraver l'usage normal des bùtiments, la garantie couvre également ces dommages.
Catastrophes naturelles exclues
Certains dommages liés aux catastrophes naturelles sont exclus de la garantie. Les dommages causés par des mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols font l'objet de dispositions spécifiques.
Les dommages résultant de l'exploitation passée ou en cours d'une mine sont exclus de la couverture des assurances contre les risques naturels.
Dommages n'affectant pas la solidité du bùti et n'entravant pas l'usage normal du bùtiment
Les dommages ayant eu pour cause déterminante des mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols qui ne sont pas susceptibles d'affecter la solidité du bùti ou d'entraver l'usage normal du bùtiment ne sont pas couverts par la garantie.
Petites fissures sur des murs non porteurs.
Constructions annexes aux bĂątiments
Certains autres dommages matériels directs ne sont pas couverts par l'assurance. Il s'agit de ceux survenus sur les constructions annexes aux parties à usage professionnel. Il s'agit par exemple des :
- Remises, garages et parkings
- Terrasses
- Murs de clÎture extérieurs
- Serres
- Terrains de jeux ou piscines.
Les éléments architecturaux connexes à ces construction et faisant indissociablement corps avec les ouvrages de viabilité, de fondation, d'ossature, de clos ou de couvert sont cependant inclus dans la garantie.
Les autres éléments architecturaux connexes à ces constructions sont également exclus de la garantie.
Catastrophes technologiques exclues
La garantie contre les risques technologiques exclut les accidents nucléaires.
Certains biens immobiliers peuvent ĂȘtre exclus de la garantie contre les catastrophes naturelles.
Les dommages liés aux mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols ayant impacté les bùtiments répondant à l'une des conditions suivantes sont exclus de la garantie :
- Construits sans permis de construire, lorsque ce dernier est requis
- Si le maßtre d'ouvrage ou le propriétaire du bien au moment du sinistre n'est pas en capacité de justifier du dépÎt de l'attestation de respect des rÚgles de prévention des risques liés aux terrains argileux. Cette condition s'applique uniquement aux bùtiments dont le dépÎt du permis de construire a été effectué aprÚs le 1er janvier 2024, pendant une durée de 10 ans suivant la fin des travaux.
Les dommages liés à d'autres catastrophes naturelles sont cependant inclus dans la garantie pour ces bùtiments.
Certains biens immobiliers peuvent ĂȘtre exclus de la garantie contre les catastrophes technologiques. Il s'agit des biens construits :
- Dans les zones et secteurs délimitées par un plan de prévention des risques technologiques (PPRT) approuvé, pour les biens construits aprÚs la publication de ce plan
- En violation des rÚgles administratives en vigueur lors de leur mise en place et tendant à prévenir les dommages causés par une catastrophe technologique.
Les entreprises d'assurance ont la possibilité de ne pas garantir les risques technologiques pour ces biens uniquement lors de la conclusion initiale ou du renouvellement du contrat.
Les biens à usage professionnel placés dans les locaux à usage d'habitation (par exemple un ordinateur portable professionnel) ne sont pas indemnisables au titre de la garantie contre les risques technologiques.
Les indemnisations résultant de la garantie contre les catastrophes naturelles sont soumises à des franchises.
Les franchises sont des sommes qui restent à la charge de l'assuré à la suite d'un sinistre et qui ne sont pas remboursées par l'assureur.
L'assureur indemnise généralement l'assuré à hauteur des frais de remise en état, à l'exclusion de ces franchises et dans la limite d'un éventuel plafonnement des indemnités.
Le montant des franchises tient compte des éléments suivants :
- Risque
- Importance des capitaux assurés
- Usage et taille des biens assurés.
Les franchises sont mentionnĂ©es dans chaque document fourni par l'assureur dĂ©crivant les conditions d'indemnisation. Ces conditions doivent ĂȘtre rappelĂ©es chaque annĂ©e Ă l'assurĂ©.
Pour chaque catastrophe naturelle, le montant de cette franchise est appliqué pour chaque contrat :
- Une fois par véhicule terrestre à moteur (voiture, camion, etc.)
- Une fois par Ă©tablissement professionnel. L'Ă©tablissement professionnel recouvre l'ensemble des locaux professionnels couverts par un mĂȘme contrat et situĂ©s Ă la mĂȘme adresse.
- Sur la totalité des dommages causés pour les autres biens couverts.
L'assuré ne peut pas souscrire de contrat d'assurance pour couvrir la part de risque laissée à sa charge par la franchise.
Biens à usage professionnel (hors véhicules terrestres à moteur)
Pour les biens Ă usage professionnel dĂ©tenus par une entreprise (hors vĂ©hicules terrestres Ă moteur), le montant de la franchise est Ă©gal Ă 10 % du montant des dommages matĂ©riels directs avec un montant minimal de 1 140 âŹ.
Pour les dommages causĂ©s par les mouvements de terrain diffĂ©rentiels consĂ©cutifs Ă un phĂ©nomĂšne de sĂ©cheresse-rĂ©hydratation des sols, le montant minimal de la franchise est fixĂ© Ă 3 050 âŹ.
Toutefois, pour ces biens, la franchise maximale applicable aux dommages matĂ©riels directs est de 10 000 âŹ.
L'assureur peut proposer une réduction de franchise pour les biens à usage professionnel détenus par l'assuré dont l'établissement professionnel est d'une surface totale supérieure à  :
- Soit 1 500 mÂČ, s'il s'agit d'une exploitation agricole
- Soit 300 mÂČ, dans les autres cas.
Celle-ci s'applique Ă condition que l'assurĂ© puisse dĂ©montrer la mise en Ćuvre de mesures de prĂ©vention des risques des effets des catastrophes naturelles. Cette rĂ©duction de franchise peut s'appliquer dans la limite des franchises minimales (3 050 ⏠pour les dommages causĂ©s par les mouvements de terrain diffĂ©rentiels ; 1 140 ⏠pour les autres dommages).
Véhicules terrestres à moteur
Pour les vĂ©hicules terrestres Ă moteur Ă usage professionnel, le montant minimal de la franchise applicable aux dommages matĂ©riels directs est de 380 âŹ. Le montant de la franchise prĂ©vu au contrat pour ces biens peut ĂȘtre supĂ©rieur.
Pertes d'exploitation
En cas de perte d'exploitation, l'assuré conserve à sa charge les frais correspondant au montant le plus élevé entre :
- Soit une interruption ou une réduction de l'activité de l'entreprise pendant 3 jours ouvrés
- Soit 1 140 âŹ.
Lorsqu'une franchise est prévue par le contrat, elle sera appliquée si elle est supérieure à ce montant.
La garantie contre les dommages liés aux catastrophes technologiques couvre la réparation intégrale des dommages. Cette réparation s'applique différemment selon le type de bien :
- Pour les biens immobiliers, elle s'applique sans limite : la rĂ©paration intĂ©grale au titre de l'Ă©tat de catastrophe technologique doit permettre au propriĂ©taire des biens immobiliers d'ĂȘtre indemnisĂ© sans plafond ni dĂ©duction de franchise.
- Pour les biens mobiliers, elle s'applique dans la limite des valeurs déclarées ou des capitaux assurés au contrat : les biens mobiliers sont indemnisés à leur valeur de remplacement sans application des coefficients de vétusté prévus au contrat et sans déduction de la franchise contractuelle.
Lorsque l'ampleur des dégùts subis par un immeuble rend impossible sa réparation, la réparation intégrale doit permettre au propriétaire d'acquérir un immeuble comparable dans un secteur comparable.
Pour ĂȘtre indemnisĂ©, les dommages subis par l'assurĂ© doivent ĂȘtre situĂ©s dans une commune et sur une pĂ©riode dans lesquels un Ă©tat de catastrophe naturelle ou technologique a Ă©tĂ© constatĂ©.
L'Ă©tat de catastrophe naturelle ou de catastrophe technologique est constatĂ© par arrĂȘtĂ© interministĂ©riel. Celui-ci dĂ©termine les zones et les pĂ©riodes oĂč s'est situĂ©e la catastrophe ainsi que la nature des dommages rĂ©sultant de celle-ci couverts par les assurances couvrant ces dommages.
Les mairies des communes ayant subi une catastrophe naturelle doivent demander la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle dans les 24 mois aprÚs le début de l'événement naturel qui y donne naissance. Pour les mouvements de terrain différentiels, ce délai de 24 mois intervient aprÚs le dernier évÚnement de sécheresse donnant lieu à la demande communale.
L'arrĂȘtĂ© doit ĂȘtre publiĂ© au Journal officiel dans un dĂ©lai de 2 mois Ă compter du dĂ©pĂŽt des demandes Ă la prĂ©fecture par les mairies des communes sinistrĂ©es. Ce dĂ©lai peut exceptionnellement ĂȘtre allongĂ©.
L'état de catastrophe technologique est constaté en cas de survenance d'un accident rendant inhabitables plus de 500 logements.
L'Ă©tat de catastrophe technologique est constatĂ©, dans un dĂ©lai maximal de 15 jours, par un arrĂȘtĂ© publiĂ© au Journal officiel de la RĂ©publique française.
Les formalités de déclaration diffÚrent s'il s'agit d'une catastrophe naturelle ou technologique.
L'assurĂ© doit informer l'assureur de tout sinistre de nature Ă activer la garantie dĂšs qu'il en a connaissance, et au plus tard 30 jours aprĂšs la publication de l'arrĂȘtĂ© de reconnaissance de l'Ă©tat de catastrophe naturelle.
L'assureur dispose d'un dĂ©lai d'un mois pour informer l'assurĂ© des conditions d'application des garanties prĂ©vues au contrat et pour ordonner une expertise si l'assureur le juge nĂ©cessaire. Ce dĂ©lai dĂ©bute Ă la rĂ©ception de la dĂ©claration du sinistre ou de la date de publication de l'arrĂȘtĂ© constatant l'Ă©tat de catastrophe naturelle, lorsque celle-ci intervient plus tard que la dĂ©claration.
Dans le cas des sinistres causés par la sécheresse-réhydratation des sols, l'assureur communique également à l'assuré un compte-rendu des constatations effectuées lors de chaque visite.
En cas de contestation de l'assuré auprÚs de l'assureur des conclusions du rapport d'expertise, l'assureur doit informer l'assuré de sa faculté de faire réaliser une contre-expertise dans les conditions prévues au contrat et de se faire assister par un expert de son choix.
L'assureur dispose d'un délai d'un mois pour missionner l'entreprise de réparation ou d'un délai de 21 jours pour verser l'indemnisation due, à compter de la réception de l'accord de l'assuré sur la proposition d'indemnisation.
Toute personne victime de dommages liés à une catastrophe technologique établit avec son entreprise d'assurance un descriptif des dommages qu'elle a subis.
L'indemnisation est automatique (sans autre démarche à effectuer ni rapport d'expertise) lorsque le montant des indemnités versées à la victime est inférieur à  :
- 325 âŹ, au titre de dommages affectant un vĂ©hicule terrestre Ă moteur.
- 2 000 âŹ, au titre des autres dommages.
Au-delà de ces seuils, l'assureur ou le fonds de garantie requiÚrent au moins une expertise pour que la victime soit indemnisée.
Le montant des indemnités versées est mentionné au descriptif.
Le montant des indemnités versées à la victime lui reste acquis : l'assureur ne peut pas réclamer de remboursement.
Les dispositions diffĂšrent s'il s'agit d'une catastrophe naturelle ou technologique.
Généralités
L'assureur fait une proposition d'indemnisation ou de réparation en nature dans un délai d'un mois à compter :
- Soit de la réception de l'état estimatif transmis par l'assuré en l'absence d'expertise
- Soit de la réception du rapport d'expertise définitif. L'assureur communique à l'assuré le rapport d'expertise définitif concernant le sinistre déclaré.
Une provision sur les indemnitĂ©s dues au titre de cette garantie doit ĂȘtre versĂ©e Ă l'assurĂ© dans les 2 mois qui suivent :
- Soit la date de remise de l'état estimatif des biens endommagés ou des pertes subies
- Soit la date de publication de l'arrĂȘtĂ© constatant l'Ă©tat de catastrophe naturelle, lorsque celle-ci intervient aprĂšs la dĂ©claration.
Le contrat d'assurance peut prévoir des délais plus favorables à l'assuré.
Mouvements de terrains différentiels
Des dispositions additionnelles s'appliquent aux dommages ayant eu pour cause déterminante des mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols.
L'assureur peut missionner une entreprise de rĂ©paration pour qu'elle rĂ©pare directement les dommages. Si l'assureur n'en missionne pas, l'indemnitĂ© perçue doit ĂȘtre utilisĂ©e pour la remise en Ă©tat effective du bien conformĂ©ment aux recommandations issues du rapport d'expertise.
Cette obligation d'utilisation des indemnités ne s'applique pas si le montant des travaux de réparation permettant la remise en état effective du bien est supérieur à la valeur de la chose assurée au moment du sinistre.
L'assuré doit transmettre à l'assureur les factures justifiant la réalisation des travaux de réparation : l'assureur peut conditionner le versement du solde de l'indemnité contractuellement due à la transmission des factures.
à la réception de ces factures, l'assureur dispose d'un délai de 21 jours pour verser le solde de l'indemnisation due. En l'absence de réception de ces factures, l'assureur peut demander la restitution de l'acompte de l'indemnité déjà versé.
L'assurĂ© doit avoir engagĂ© les travaux lui permettant de se conformer Ă l'obligation d'utilisation des indemnitĂ©s dans un dĂ©lai de 24 mois aprĂšs son accord sur la proposition d'indemnisation. Le dĂ©lai peut Ă©ventuellement ĂȘtre prolongĂ© de 12 mois lorsque les dĂ©lais d'obtention des autorisations administratives ou ceux de rĂ©alisation des Ă©tudes prĂ©alables Ă l'engagement des travaux le nĂ©cessitent.
L'assurĂ© doit informer l'acquĂ©reur en cas de vente du bien assurĂ© et lorsqu'il dispose du rapport d'expertise qui lui a Ă©tĂ© communiquĂ© par l'assureur. L'information porte sur les travaux non rĂ©alisĂ©s bien qu'ayant Ă©tĂ© indemnisĂ©s ou ouvrant droit Ă une indemnisation et qui permettraient un arrĂȘt des dĂ©sordres existants.
Cette obligation s'applique aux conséquences des dommages matériels directs survenus pendant la période au cours de laquelle le vendeur a été propriétaire du bien.
Cette information doit ĂȘtre jointe Ă l'Ă©tat des risques et annexĂ© Ă la promesse de vente ou, en l'absence de promesse, Ă l'acte authentique de vente.
Les indemnisations rĂ©sultant de la garantie contre les catastrophes technologiques doivent ĂȘtre attribuĂ©es aux assurĂ©s dans un dĂ©lai de 3 mois Ă compter de :
- Soit la date de remise de l'état estimatif des biens endommagés ou des pertes subies
- Soit la date de publication, lorsque celle-ci est postĂ©rieure, de l'arrĂȘtĂ©.
Le contrat peut prévoir des délais plus favorables à l'assuré.
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Textes de référence
- Code des assurances : articles L125-1 Ă L125-6 â Assurance des risques de catastrophes naturelles
- Code des assurances : Articles L128-1 Ă L128-4 â Assurance des risques de catastrophes technologiques
- Code des assurances : articles D125-1 Ă R125-7 â PrĂ©cisions concernant les dĂ©cisions de reconnaissance de l'Ă©tat de catastrophe naturelle, les franchises, etc.
- Code des assurances : Articles R128-1 Ă R128-4 â PrĂ©cisions concernant les dĂ©cisions de reconnaissance de l'Ă©tat de catastrophe technologique, l'indemnisation, etc.
- Code des assurances : articles A125-2 Ă A125-6-5 â RĂšgles d'assurance des risques de catastrophes naturelles
- Code des assurances : article D125-4 â Indemnisation des frais de relogement