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Professionnels — Mairie de Corneilla-de-Conflent
Congés payés du salarié dans le secteur privé
Le salariĂ© a droit Ă des congĂ©s payĂ©s. Chaque mois de travail effectif ouvre droit Ă un congĂ© de 2,5 jours ouvrables, sauf cas particulier. Pendant les congĂ©s, lâemployeur verse au salariĂ© une indemnitĂ© de congĂ©s payĂ©s. Nous vous prĂ©sentons les informations Ă connaĂźtre.
Tout salarié a droit chaque année à des congés payés, quel que soit son contrat de travail (CDI, CDD ou contrat d'intérim).
Le salarié bénéficie des congés payés qu'il travaille à temps plein ou à temps partiel.
Un apprenti a droit aux congés payés légaux, c'est-à -dire 5 semaines de congés payés par an.
L'employeur a le droit de décider de la période à laquelle l'apprenti peut prendre ses congés.
S'il l'apprenti a moins de 21 ans au 30 avril de l'année précédente, il peut demander des congés supplémentaires sans solde, dans la limite de 30 jours ouvrables par an. La condition d'ùge est examinée au 30 avril de l'année précédant la demande.
Qu'il travaille Ă temps plein ou Ă temps partiel, le salariĂ© bĂ©nĂ©ficie de 2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif chez le mĂȘme employeur.
Cela correspond à 30 jours ouvrables (5 semaines) pour une année complÚte de travail.
Certaines absences sont prises en compte pour le calcul des jours de congés.
En cas d'arrĂȘt de travail en raison de maladie non professionnelle, le salariĂ© bĂ©nĂ©ficie des droits Ă congĂ©s payĂ©s, dans la limite de 2 jours ouvrables par mois (soit 24 jours ouvrables par an) pendant la pĂ©riode d'acquisition des congĂ©s dite pĂ©riode de rĂ©fĂ©rence. La pĂ©riode de rĂ©fĂ©rence est fixĂ©e du 1er juin de l'annĂ©e N-1 au 31 mai de l'annĂ©e N (sauf si une convention collective ou un accord collectif d'entreprise prĂ©voit une autre pĂ©riode).
Lorsque le nombre de jours de congés acquis n'est pas un nombre entier, la durée du congé est portée au nombre entier immédiatement supérieur. Par exemple, si le salarié a travaillé 5 mois au cours de l'année, il bénéficie d'un congé de 2,5 à 5 = 12,5, arrondi à 13 jours ouvrables.
L'employeur peut calculer les jours de congés en jours ouvrés. Dans ce cas, ce mode de calcul doit garantir au salarié des droits à congés au moins égaux à ceux calculés en jours ouvrables.
Pour l'acquisition des congés payés, la période de référence est fixée du 1er juin de l'année précédente au 31 mai de l'année en cours.
Cependant, des dates diffĂ©rentes peuvent ĂȘtre fixĂ©es par dispositions conventionnelles, convention collective ou accord collectif d'entreprise.
Certaines entreprises ont l'obligation de s'affilier à une caisse de congés payés (entreprises des secteurs du BTP, des spectacles, par exemple). Dans ce cas, la période de référence est fixée du 1er avril de l'année précédente au 31 mars de l'année en cours.
Les rÚgles varient selon la situation du salarié (ùge, enfant à charge) :
Si le salarié a au moins 21 ans au 30 avril de l'année précédente, il peut bénéficier de 2 jours de congés payés supplémentaires par enfant à charge (dans la limite de 30 jours ouvrables).
Un salarié d'au moins de 21 ans ayant un enfant à charge et dispose de 12 jours de congé. Il peut alors prendre 14 jours de congé, soit 2 jours de congés supplémentaires.
Un enfant est considéré à charge s'il remplit l'une des conditions suivantes :
- Soit il vit au foyer et est ùgé de moins de 15 ans au 30 avril de l'année en cours
- Soit il vit au foyer et est en situation de handicap (pas de condition d'Ăąge).
Des dispositions conventionnelles, le contrat de travail ou un usage peuvent prévoir un calcul des congés plus favorable que la durée légale.
La convention collective ou un accord collectif d'entreprise peuvent augmenter la durée des congés en fonction de l'ùge, de l'ancienneté ou du handicap du salarié.
Le salarié de moins de 21 ans au 30 avril de l'année précédente a droit à un congé de 30 jours ouvrables, comme tout salarié.
Il peut bĂ©nĂ©ficier de jours de congĂ©s supplĂ©mentaires mĂȘme s'il n'a pas acquis l'intĂ©gralitĂ© de ces 30 jours de congĂ©s.
Si le salariĂ© de moins de 21 ans ne dispose que de 12 jours de congĂ©s payĂ©s, il peut tout de mĂȘme prendre 30 jours de congĂ©s. Les jours pris au-delĂ de ses 12 jours de congĂ©s ne seront alors pas indemnisĂ©s.
Des dispositions conventionnelles, le contrat de travail ou un usage peuvent prévoir un calcul des congés plus favorable que la durée légale.
La convention collective ou un accord collectif d'entreprise peuvent augmenter la durée des congés en fonction de l'ùge, de l'ancienneté ou du handicap du salarié.
Tout salarié de moins de 21 ans au 30 avril de l'année précédente bénéficie de 2 jours de congés supplémentaires par enfant à charge.
Si le congé acquis ne dépasse pas 6 jours, le congé supplémentaire est réduit à 1 jour.
Des dispositions conventionnelles, le contrat de travail ou un usage peuvent prévoir un calcul des congés plus favorable que la durée légale.
La convention collective ou un accord collectif d'entreprise peuvent augmenter la durée des congés en fonction de l'ùge, de l'ancienneté ou du handicap du salarié.
Des dispositions conventionnelles, le contrat de travail ou un usage peuvent prévoir un calcul des congés plus favorable que la durée légale.
La convention collective ou un accord collectif d'entreprise peuvent augmenter la durée des congés en fonction de l'ùge, de l'ancienneté ou du handicap du salarié.
Un simulateur permet de connaĂźtre si la convention collective en vigueur dans lâentreprise prĂ©voit des congĂ©s supplĂ©mentaires pour ancienneté :
La période de prise des congés payés peut s'étendre ou non sur toute l'année.
Dans tous les cas, les congés sont pris dans la période du 1er mai au 31 octobre de chaque année.
La période de prise des congés payés est fixée :
- Soit par la convention collective ou un accord collectif d'entreprise
- Soit, en l'absence de convention ou d'accord, par l'employeur, aprÚs avis du comité social et économique (CSE), s'il en existe un dans l'entreprise.
Elle est portée à la connaissance des salariés au moins 2 mois avant l'ouverture de la période.
Le salarié ne peut pas poser plus de 24 jours ouvrables de congés consécutifs (soit 4 semaines).
C'est ce qu'on appelle le congé principal.
Toutefois, l'employeur peut accorder au salarié un congé plus long en raison de l'une des situations suivantes :
- Soit en raison de contraintes géographiques particuliÚres (la famille du salarié habite, par exemple, en outre-mer)
- Soit en raison de la présence au sein du foyer du salarié d'une personne handicapée ou d'une personne ùgée en perte d'autonomie
La date des départs en congés est fixée :
- Soit par la convention collective ou un accord collectif d'entreprise
- Soit, en l'absence de convention ou d'accord, par l'employeur, aprÚs avis du comité social et économique (CSE), s'il en existe un dans l'entreprise.
Le salarié doit informer l'employeur des dates de congés qu'il souhaite prendre.
L'employeur peut refuser d'accorder au salarié les dates de congés souhaitées. Le salarié doit alors prendre son congé à une autre date.
L'employeur peut imposer au salarié de prendre des jours de congés en cas de fermeture temporaire de l'entreprise.
L'employeur doit communiquer à chaque salarié la date des départs en congés fixée.
La date de départ est communiquée à chaque salarié, par tout moyen, au moins 1 mois à l'avance avant son départ, dans les locaux normalement accessibles aux salariés.
L'employeur ne peut pas changer les dates de congés du salarié aprÚs les lui avoir accordées moins d'un mois avant la date de départ prévue.
L'employeur doit avertir le salarié au moins 1 mois avant la date de départ prévue.
Toutefois, en cas de circonstances exceptionnelles (entreprise devant faire face à une commande exceptionnelle, remplacement d'un salarié décédé, etc.), l'employeur peut alors reporter les congés du salarié.
Oui, l'employeur peut fixer l'ordre des départs en congés des salariés.
Pour fixer l'ordre des départs, l'employeur doit tenir compte des critÚres suivants (sauf si d'autres critÚres sont fixés par la convention collective ou un accord collectif d'entreprise) :
- Situation de famille des bénéficiaires (présence au sein du foyer d'une personne handicapée ou d'une personne ùgée en perte d'autonomie, etc.)
- Durée de service chez l'employeur
- Activité chez un ou plusieurs autres employeurs.
L'ordre des départs en congés est communiqué à chaque salarié, par tout moyen, au moins 1 mois à l'avance, dans les locaux normalement accessibles aux salariés.
Les salariĂ©s mariĂ©s ou liĂ©s par un Pacs travaillant dans la mĂȘme entreprise ont droit Ă un congĂ© simultanĂ©.
Le salarié bénéficie des congés payés dÚs son embauche dans l'entreprise, quelle que soit son ancienneté.
Toutefois, le salarié doit respecter la période de prise de congés et l'ordre des départs en congés fixés par l'employeur.
Oui, le congĂ© principal (soit 4 semaines consĂ©cutives maximum) peut ne pas ĂȘtre pris dans son intĂ©gralitĂ© durant la pĂ©riode lĂ©gale de prise de congĂ©s (du 1er mai au 31 octobre de l'annĂ©e en cours).
Le congé principal est alors fractionné (c'est-à -dire pris en plusieurs fois).
La convention collective ou un accord collectif d'entreprise fixe les rĂšgles d'application des jours de fractionnement.
Le salarié peut alors bénéficier de jours de congés supplémentaires dits jours de fractionnement, sous conditions :
Le salarié doit prendre un congé d'au moins 12 jours ouvrables (soit 2 semaines) sur la période allant du 1er mai de l'année au 31 octobre de l'année en cours.
Ce congĂ© doit ĂȘtre pris en continu. Il ne peut pas ĂȘtre fractionnĂ©.
Ces 12 jours ouvrables minimum sont pris à une période fixée :
- Soit par la convention collective ou un accord collectif d'entreprise
- Soit, en l'absence d'accord ou de convention applicable, obligatoirement entre le 1er mai au 31 octobre de chaque année.
Si le salarié ne prend pas la totalité de son congé principal de 4 semaines durant la période de prise légale (du 1er mai au 31 octobre de l'année en cours), il peut alors bénéficier de jours de congés supplémentaires pour fractionnement.
Ces jours supplémentaires sont accordés dans les conditions suivantes :
- 1 jour ouvrable (si le salarié prend entre 3 et 5 jours de congés en dehors de la période légale du 1er mai au 31 octobre)
- 2 jours ouvrables (si le salarié prend 6 jours minimum de congés en dehors de la période légale du 1er mai au 31 octobre).
Le report des jours de congés acquis, non pris durant la période de prise de congés, est possible, selon que le temps de travail du salarié est annualisé ou pas :
Le report des jours de congés acquis, non pris durant la période de prise de congés, est possible uniquement en cas d'accord entre l'employeur et le salarié.
En l'absence d'accord ou usage dans l'entreprise prévoyant un report de ces jours, l'employeur n'est pas obligé d'accepter la demande de report des congés.
Les jours de congĂ©s ne sont pas obligatoirement perdus. Les congĂ©s non pris peuvent alors ĂȘtre payĂ©s si des dispositions conventionnelles le prĂ©voient.
Le salarié peut alterner des périodes travaillées à temps plein avec des périodes non travaillées. Chaque période non travaillée dure au moins 1 semaine. Cette répartition des horaires de travail prend la forme d'un temps partiel annualisé.
En cas de modification de la durée du temps de travail, une convention ou un accord collectif d'entreprise ou un accord de branche étendue peut prévoir le report des jours de congés.
Dans ce cas, les reports de congĂ©s peuvent ĂȘtre effectuĂ©s jusqu'au 31 dĂ©cembre de l'annĂ©e suivant celle pendant laquelle la pĂ©riode de prise de ces congĂ©s a dĂ©butĂ©.
Les congĂ©s payĂ©s peuvent faire l'objet d'une pĂ©riode de report de 15 mois en cas d'arrĂȘt de travail en raison de maladie d'origine non professionnelle :
- Les congĂ©s payĂ©s non pris du fait d'un arrĂȘt de travail
- Les congĂ©s payĂ©s acquis pendant un arrĂȘt de travail couvrant toute la pĂ©riode de rĂ©fĂ©rence.
Le point de départ de la période de 15 mois diffÚre selon la situation :
La période de prise des congés payés est fixée :
- Soit par la convention collective ou un accord collectif d'entreprise
- Soit, en l'absence de convention ou d'accord, par l'employeur, aprÚs avis du comité social et économique (CSE), s'il en existe un dans l'entreprise.
La période de prise doit comprendre, dans tous les cas, la période du 1er mai année N au 31 octobre année N.
Elle est portée à la connaissance des salariés au moins 2 mois avant l'ouverture de la période.
Un salariĂ© qui n'a pas pu poser tous ses congĂ©s payĂ©s au cours de la pĂ©riode de prise, pour cause d'arrĂȘt de maladie, bĂ©nĂ©ficie d'une pĂ©riode de report de 15 mois pour les prendre.
Un accord collectif d'entreprise ou un accord de branche peut fixer une durée de la période de report supérieure.
Le délai de report est de 15 mois démarre à compter de la date à laquelle le salarié a été informé de ses droits par l'employeur, aprÚs la reprise du travail.
Les congés payés non pris par le salarié à la fin de ce délai de 15 mois seront perdus.
Un salarié est malade du 1er février au 30 avril de l'année 2026 (année N). Le salarié reprend le travail le lundi 4 mai 2026 et l'employeur l'informe le 13 mai 2026 de ses droits.
Dans l'entreprise, la période de prise des congés payés est fixée :
- du 1er mai 2025 (année N-1) au 30 avril 2026 , pour les congés payés acquis au cours de la période de référence du 1er juin 2024 (année N-2) au 31 mai 2025 (année N-1)
- du 1er mai 2025 au 30 avril 2026 (année N+1), pour les congés payés acquis au cours de la période de référence du 1er juin 2024 (année N-1) au 31 mai 2025 (année N).
Au moment de son arrĂȘt maladie, le 1er fĂ©vrier 2026, il reste au salariĂ© 8 jours de congĂ©s payĂ©s, acquis pendant la pĂ©riode de rĂ©fĂ©rence du 1er juin 2024 (annĂ©e N-2) au 31 mai 2025 (annĂ©e N-1), qui devaient ĂȘtre pris au cours de la pĂ©riode de prise du 1er mai 2025 au 30 avril 2026.
Le salarié étant dans l'impossibilité, pour cause de maladie, de prendre ses 8 jours de congés payés au cours de la période de prise, il bénéficie d'une période de report de 15 mois à compter du 13 mai 2026 (soit jusqu'au 13 août 2027) pour les prendre.
Les congĂ©s payĂ©s acquis au cours de la pĂ©riode du 1er juin 2025 au 31 mai 2026, pourront ĂȘtre pris par le salariĂ© au cours de la pĂ©riode de prise 1er mai 2026 au 30 avril 2027.
Lorsque le salariĂ© est en arrĂȘt de travail pendant toute la pĂ©riode d'acquisition des congĂ©s (pĂ©riode dite de rĂ©fĂ©rence du 1er juin de l'annĂ©e N-1 au 31 mai de l'annĂ©e N), le point de dĂ©part du dĂ©lai du report de 15 mois est fixĂ© Ă la fin de cette pĂ©riode.
Il faut distinguer :
- Si le salariĂ© n'a pas repris le travail Ă la fin de la pĂ©riode de report, les congĂ©s payĂ©s acquis durant l'arrĂȘt de travail couvrant la pĂ©riode d'acquisition sont perdus
- Si le salarié reprend le travail alors que la période de report est toujours en cours, la période des 15 mois est suspendue jusqu'à ce que l'employeur informe le salarié de ses droits à congés.
Un salarié est malade du 1er juin 2025 au 30 novembre 2026. Il reprend le travail le lundi 1er décembre 2026 et son employeur l'informe de ses droits le 18 décembre 2026.
Au cours de la pĂ©riode d'acquisition (pĂ©riode de rĂ©fĂ©rence) du 1er juin 2025 au 31 mai 2026, le salariĂ© a Ă©tĂ© en arrĂȘt de travail sur la totalitĂ© de la pĂ©riode. La pĂ©riode de report de 15 mois des congĂ©s payĂ©s acquis sur cette pĂ©riode de rĂ©fĂ©rence (soit 24 jours) dĂ©bute le 31 mai 2026.
La période de report est suspendue le 1er décembre 2026, date de la reprise du travail par le salarié. Dans ce cas, 6 mois s'étant déjà écoulés (31 mai 2026 à 30 novembre 2026), il reste une période de report de 9 mois qui recommence à courir lorsque l'employeur informe le salarié de ses droits, soit le 18 décembre 2026.
Les congĂ©s payĂ©s peuvent faire l'objet d'une pĂ©riode de report de 15 mois en cas d'arrĂȘt de travail en raison de maladie d'origine professionnelle :
- Les congĂ©s payĂ©s non pris du fait d'un arrĂȘt de travail
- Les congĂ©s payĂ©s acquis pendant un arrĂȘt de travail couvrant toute la pĂ©riode de rĂ©fĂ©rence.
Le point de départ de la période de 15 mois diffÚre selon la situation :
La période de prise des congés payés est fixée :
- Soit par la convention collective ou un accord collectif d'entreprise
- Soit, en l'absence de convention ou d'accord, par l'employeur, aprÚs avis du comité social et économique (CSE), s'il en existe un dans l'entreprise.
La période de prise doit comprendre, dans tous les cas, la période du 1er mai année N au 31 octobre année N.
Elle est portée à la connaissance des salariés au moins 2 mois avant l'ouverture de la période.
Un salariĂ© qui n'a pas pu poser tous ses congĂ©s payĂ©s au cours de la pĂ©riode de prise, pour cause d'arrĂȘt de maladie, bĂ©nĂ©ficie d'une pĂ©riode de report de 15 mois pour les prendre.
Un accord collectif d'entreprise ou un accord de branche peut fixer une durée de la période de report supérieure.
Le délai de report est de 15 mois démarre à compter de la date à laquelle le salarié a été informé de ses droits par l'employeur, aprÚs la reprise du travail.
Les congés payés non pris par le salarié à la fin de ce délai de 15 mois seront perdus.
Un salarié est malade du 1er février au 30 avril de l'année 2026 (année N). Le salarié reprend le travail le lundi 4 mai 2026 et l'employeur l'informe le 13 mai 2026 de ses droits.
Dans l'entreprise, la période de prise des congés payés est fixée :
- du 1er mai 2025 (année N-1) au 30 avril 2026 , pour les congés payés acquis au cours de la période de référence du 1er juin 2024 (année N-2) au 31 mai 2025 (année N-1)
- du 1er mai 2026 au 30 avril 2027 (année N+1), pour les congés payés acquis au cours de la période de référence du 1er juin 2025 (année N-1) au 31 mai 2026 (année N).
Au moment de son arrĂȘt maladie, le 1er fĂ©vrier 2026, il reste au salariĂ© 8 jours de congĂ©s payĂ©s, acquis pendant la pĂ©riode de rĂ©fĂ©rence du 1er juin 2024 (annĂ©e N-2) au 31 mai 2025 (annĂ©e N-1), qui devaient ĂȘtre pris au cours de la pĂ©riode de prise du 1er mai 2025 au 30 avril 2026.
Le salarié étant dans l'impossibilité, pour cause de maladie, de prendre ses 8 jours de congés payés au cours de la période de prise, il bénéficie d'une période de report de 15 mois à compter du 13 mai 2025 (soit jusqu'au 13 août 2026) pour les prendre.
Les congĂ©s payĂ©s acquis au cours de la pĂ©riode du 1er juin 2025 au 31 mai 2026, pourront ĂȘtre pris par le salariĂ© au cours de la pĂ©riode de prise 1er mai 2026 au 30 avril 2027.
Lorsque le salariĂ© est en arrĂȘt de travail pendant toute la pĂ©riode d'acquisition des congĂ©s (pĂ©riode dite de rĂ©fĂ©rence du 1er juin de l'annĂ©e N-1 au 31 mai de l'annĂ©e N), le point de dĂ©part du dĂ©lai du report de 15 mois est fixĂ© Ă la fin de cette pĂ©riode.
Il faut distinguer :
- Si le salariĂ© n'a pas repris le travail Ă la fin de la pĂ©riode de report, les congĂ©s payĂ©s acquis durant l'arrĂȘt de travail couvrant la pĂ©riode d'acquisition sont perdus
- Si le salarié reprend le travail alors que la période de report est toujours en cours, la période des 15 mois est suspendue jusqu'à ce que l'employeur informe le salarié de ses droits à congés.
Un salarié est malade du 1er juin 2025 au 30 novembre 2026. Il reprend le travail le 1er décembre 2026 et son employeur l'informe de ses droits le 18 décembre 2026.
Au cours de la pĂ©riode d'acquisition (pĂ©riode de rĂ©fĂ©rence) du 1er juin 2025 au 31 mai 2026, le salariĂ© a Ă©tĂ© en arrĂȘt de travail sur la totalitĂ© de la pĂ©riode. La pĂ©riode de report de 15 mois des congĂ©s payĂ©s acquis sur cette pĂ©riode de rĂ©fĂ©rence (soit 24 jours) dĂ©bute le 31 mai 2026.
La période de report est suspendue le 1er décembre 2026, date de la reprise du travail par le salarié. Dans ce cas, 6 mois s'étant déjà écoulés (31 mai 2026 à 30 novembre 2026), il reste une période de report de 9 mois qui recommence à courir lorsque l'employeur informe le salarié de ses droits, soit le 18 décembre 2026.
Si le salariĂ© refuse de prendre ses congĂ©s payĂ©s alors que l'employeur lây a invitĂ© Ă plusieurs reprises, alors les congĂ©s sont perdus s'ils ne sont pas reportĂ©s.
Non, le salarié n'a pas le droit de travailler durant ses congés.
Mais il y a une exception : le salariĂ© peut ĂȘtre embauchĂ© par contrat de vendanges pendant ses congĂ©s payĂ©s.
Non, pendant ses congés, le salarié n'est pas rémunéré. Toutefois, il perçoit une indemnité de congés payés.
Toutes les sommes ayant le caractÚre de salaire sont prises en compte pour déterminer l'indemnité de congés payés (salaire de base, prime d'ancienneté, prime d'assiduité, etc.).
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Textes de référence
- Code du travail : articles L3141-1 Ă L3141-2 â Droit au congĂ©
- Code du travail : articles L3141-3 Ă L3141-9 â DurĂ©e du congĂ© (ordre public)
- Code du travail : article L3141-10 â DurĂ©e du congĂ© (champ de la nĂ©gociation collective)
- Code du travail : article L3141-11 â DurĂ©e du congĂ© (dispositions supplĂ©tives)
- Code du travail : articles L3141-12 Ă L3141-14 â PĂ©riode de prise des congĂ©s et ordre des dĂ©parts (ordre public)
- Code du travail : article L3141-15 â PĂ©riode de prise des congĂ©s et ordre des dĂ©parts (champ de la nĂ©gociation collective)
- Code du travail : article L3141-16 â PĂ©riode de prise des congĂ©s et ordre des dĂ©parts (dispositions supplĂ©tives)
- Code du travail : articles L3141-17 Ă L3141-20 â Fractionnement des congĂ©s (ordre public)
- Code du travail : article L3141-21 â Fractionnement des congĂ©s (champ de la nĂ©gociation collective)
- Code du travail : article L3141-23 â Fractionnement des congĂ©s (dispositions supplĂ©tives)
- Code du travail : article L3164-9 â SalariĂ©s de moins de 21 ans (congĂ©s annuels)
- Code rural et de la pĂȘche maritime : articles L718-4 Ă L718-6 â Contrats vendanges
- Code du travail : articles D3141-1 et D3141-2 â Situation du salariĂ© pendant le congĂ© (ordre public)
- Code du travail : article D3141-3 â DurĂ©e du congĂ© (ordre public)
- Code du travail : article R3141-4 â DurĂ©e du congĂ© (dispositions supplĂ©tives)
- Code du travail : articles D3141-5 et D3141-6 â PĂ©riode de prise des congĂ©s et ordre des dĂ©parts (ordre public)