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Viol commis sur une personne majeure

VĂ©rifiĂ© le 20/08/2026 — Direction de l'information lĂ©gale et administrative

Si une personne a subi un acte de pĂ©nĂ©tration sexuelle non consenti, il s’agit d’un viol. La victime (ou le tĂ©moin) d’un tel acte peut contacter les secours pour obtenir une prise en charge rapide. Dans le mĂȘme temps, un signalement peut ĂȘtre fait aux agents compĂ©tents (police, agent de transports publics). Par la suite, la victime peut porter plainte. Des organismes (exemple : association) et professionnels (psychiatre, avocat, etc.) peuvent lui venir en aide. Voici les informations Ă  connaĂźtre.

⚠ Attention

Cette page présente la situation du viol sur une personne majeure. Si le viol est commis sur une victime de moins de 18 ans, les rÚgles applicables sont différentes.

Le viol est dĂ©fini comme tout acte de pĂ©nĂ©tration sexuelle ou tout acte bucco-gĂ©nital ou bucco-anal, non consenti, commis sur une autre personne ou sur la personne de l’auteur. Ce crime peut ĂȘtre quelle que soit la relation entretenue par les personnes ayant eu un rapport sexuel.

Lorsqu’un homme impose Ă  son Ă©pouse un acte de pĂ©nĂ©tration sexuelle, il s’agit d’un viol sur l’épouse. Par ailleurs, si une femme pratique une fellation sur un homme sans son consentement, il s’agit d’un viol sur l’homme.

Lors d’un rapport sexuel, les partenaires doivent toujours rechercher le consentement de l’autre personne. Le consentement doit ĂȘtre Ă  la fois :

  • Libre et Ă©clairĂ©. Les partenaires doivent ĂȘtre en capacitĂ© de donner leur accord (par exemple, sans ĂȘtre ivre) et doivent consentir Ă  l’acte sans aucune forme de pression.
  • SpĂ©cifique. Les partenaires peuvent consentir Ă  un acte sexuel sans pour autant ĂȘtre d’accord pour un autre acte.
  • PrĂ©alable. Le consentement doit avoir Ă©tĂ© donnĂ© avant toute relation sexuelle.
  • RĂ©vocable. Les partenaires peuvent retirer leur consentement mĂȘme s’ils ont dĂ©jĂ  acceptĂ© un rapport sexuel.

Le consentement ne peut pas ĂȘtre dĂ©duit du seul silence ou de la seule absence de rĂ©action de la victime (par exemple, un rapport sexuel avec une personne Ă  laquelle des somnifĂšres ont Ă©tĂ© administrĂ©s est un acte non consenti).

Par ailleurs, l’acte de pĂ©nĂ©tration sexuelle, l’acte bucco-gĂ©nital ou bucco-anal doit avoir lieu sans contrainte, violence, menace ou surprise.

DĂšs lors que le rapport sexuel intervient dans ces conditions, on considĂšre qu’il n’était pas consenti.

Le viol peut ĂȘtre retenu dans les situations suivantes :

  • Acte de pĂ©nĂ©tration sexuelle imposĂ© Ă  une personne frappĂ©e avant et/ou pendant l’acte (viol avec violence)
  • Acte de pĂ©nĂ©tration sexuelle imposĂ© Ă  une personne qui est retenue de force dans un lieu fermĂ©, mais sans ĂȘtre frappĂ©e (viol avec contrainte physique)
  • Acte de pĂ©nĂ©tration sexuelle imposĂ© Ă  un travailleur par son supĂ©rieur hiĂ©rarchique, notamment Ă  la suite d'un harcĂšlement sexuel (viol avec contrainte morale)
  • Acte de pĂ©nĂ©tration sexuelle imposĂ© Ă  une personne par un agresseur qui menace de s’en prendre Ă  la famille de la victime si elle ne fait pas ce qu’il lui dit (viol avec menace)
  • Acte de pĂ©nĂ©tration sexuelle commis sur une personne qui dort (viol avec surprise).

Les services d’urgence (Samu, Police Secours) peuvent intervenir rapidement aprĂšs que la victime (ou un tĂ©moin) les ait contactĂ©. Le viol peut aussi ĂȘtre signalĂ© Ă  la police ou Ă  la gendarmerie. Enfin, si les faits se sont dĂ©roulĂ©s dans un transport public de la SNCF ou de la RATP, il est possible de faire un signalement aux agents de ces entreprises.

La victime ou le témoin de violences sexuelles (viol, agression sexuelle, etc.) peut prévenir les secours pour obtenir une prise en charge rapide.

Les moyens de contacter les services d'urgence sont adaptés à sa situation personnelle :

La victime ou le témoin de violences sexuelles peut contacter :

  • Le Samu en composant le 15
  • Police-Secours en composant le 17.

Pour les situations d'urgences médicales

15

Appel gratuit depuis un poste fixe et un mobile en France métropolitaine et Outre-mer

Fonctionne 24h/24 et 7j/7

Composez le 17 en cas d'urgence concernant un accident de la route, un trouble à l'ordre public ou une infraction pénale. Une équipe de policiers ou de gendarmes se rendra sur les lieux.

Vous pouvez aussi composer le 112. Vous serez alors orienté vers le bon service selon votre cas. Le 112 est utilisable dans tous les pays de l'Union européenne.

Un appel sur ces numéros est géolocalisé, identifié et priorisé. Il n'apparait pas sur les factures.

Si la situation ne relÚve pas d'une urgence, composez le numéro de votre commissariat ou de votre brigade de gendarmerie.

Si la victime ou le témoin se trouve dans un autre état de l'Union européenne, il peut contacter le service d'urgence européen en composant le 112.

112

Numéro d'urgence à utiliser pour un appel depuis un pays européen ou depuis un téléphone mobile

24h/24h et 7j/7

Appel gratuit

Les agents du 112 peuvent s'exprimer en français ou en anglais.

La victime ou le tĂ©moin d’une agression sexuelle peut envoyer un SMS au 114.

Ainsi, il communiquera uniquement par écrit avec les agents du 114.

Ces agents gùreront l’alerte en lien direct avec le service d'urgence le plus proche.

Ce service est gratuit et fonctionne 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

Pour pouvoir faire intervenir rapidement les secours, le 114 a besoin :

  • Du nom de son interlocuteur
  • De son adresse prĂ©cise
  • Du motif de l'appel.

Les moyens de contacter les secours dépendent de la situation dans laquelle se trouve la victime :

La victime de violences sexuelles peut contacter :

  • Le Samu en composant le 15
  • Police-Secours en composant le 17.

Pour les situations d'urgences médicales

15

Appel gratuit depuis un poste fixe et un mobile en France métropolitaine et Outre-mer

Fonctionne 24h/24 et 7j/7

Composez le 17 en cas d'urgence concernant un accident de la route, un trouble à l'ordre public ou une infraction pénale. Une équipe de policiers ou de gendarmes se rendra sur les lieux.

Vous pouvez aussi composer le 112. Vous serez alors orienté vers le bon service selon votre cas. Le 112 est utilisable dans tous les pays de l'Union européenne.

Un appel sur ces numéros est géolocalisé, identifié et priorisé. Il n'apparait pas sur les factures.

Si la situation ne relÚve pas d'une urgence, composez le numéro de votre commissariat ou de votre brigade de gendarmerie.

Si la victime ou le témoin se trouve dans un autre état de l'Union européenne, il peut contacter le service d'urgence européen en composant le 112.

112

Numéro d'urgence à utiliser pour un appel depuis un pays européen ou depuis un téléphone mobile

24h/24h et 7j/7

Appel gratuit

Les agents du 112 peuvent s'exprimer en français ou en anglais.

Si la victime n’a pas la possibilitĂ© de parler Ă  voix haute (par exemple, l'auteur des violences sexuelles est dans la mĂȘme piĂšce qu’elle), elle peut envoyer un SMS au 114.

Ainsi, elle communiquera uniquement par écrit avec les agents du 114.

Ces agents gùreront l’alerte en lien direct avec le service d'urgence le plus proche.

Ce service est gratuit et fonctionne 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

Pour pouvoir faire intervenir rapidement les secours, le 114 a besoin :

  • Du nom de son interlocuteur
  • De son adresse prĂ©cise
  • Du motif de l'appel.

La victime peut Ă©galement se prĂ©senter Ă  l’hĂŽpital de son choix. Si elle estime avoir Ă©tĂ© droguĂ©e par une substance chimique, elle peut demander Ă  tout mĂ©decin de lui prescrire des prĂ©lĂšvements permettant de dĂ©tecter ce type de substance. Les frais engendrĂ©s par ces prĂ©lĂšvements sont pris en charge par l’Assurance maladie.

À Paris, les victimes de violences sexuelles peuvent se prĂ©senter dans un Ă©tablissement de AP-HP pour ĂȘtre examinĂ©es par un mĂ©decin et rassembler un maximum de preuves, sans pour autant dĂ©poser plainte.

Lorsqu’une personne se prĂ©sente dans un hĂŽpital de l’AP-HP en indiquant qu’elle a Ă©tĂ© victime de violences sexuelles mais qu’elle ne veut pas porter plainte, elle peut bĂ©nĂ©ficier de soins d’urgence.

Avec son accord, elle peut ĂȘtre rĂ©orientĂ©e Ă  la Maison des femmes, oĂč elle sera examinĂ©e par une sage-femme et un mĂ©decin lĂ©giste de l’unitĂ© mĂ©dico-judiciaire. Elle bĂ©nĂ©ficiera Ă©galement d’une consultation avec un psychologue.

Si le mĂ©decin lĂ©giste l’estime nĂ©cessaire, des prĂ©lĂšvements ADN seront effectuĂ©s. Ils seront conservĂ©s pendant 3 ans.

Les constatations du mĂ©decin et les prĂ©lĂšvements effectuĂ©s permettront de prouver l’agression subie, si la victime souhaite dĂ©poser plainte ultĂ©rieurement.

Une messagerie instantanĂ©e (tchat) permet Ă  la victime ou au tĂ©moin de violences sexuelles (viol, agression sexuelle, etc.) de dialoguer avec un policier ou un gendarme spĂ©cialement formĂ© pour ce type d'infraction. Ce professionnel aide l’auteur du signalement dans ses dĂ©marches et peut orienter la victime qui souhaite dĂ©poser plainte.

⚠ Attention

Le signalement n’est pas une plainte. Si la victime souhaite que des poursuites soient engagĂ©es contre l’auteur prĂ©sumĂ© des faits, elle doit porter plainte.

À tout moment, l'historique de discussion peut ĂȘtre effacĂ© de l’ordinateur, du tĂ©lĂ©phone portable ou de la tablette de l’émetteur du signalement.

À l’issue de l’entretien avec le policier ou le gendarme, la victime peut solliciter un rendez-vous avec un commissariat de police ou une brigade de gendarmerie pour dĂ©poser plainte. Elle a Ă©galement la possibilitĂ© de demander Ă  ĂȘtre entendue par une personne du mĂȘme sexe.

La victime ou le tĂ©moin de violences sexuelles (viol, agression) dans les transports publics (train, bus, mĂ©tro, etc.) peut obtenir l’assistance d’un agent SNCF ou RATP en :

  • Contactant le 3117
  • Envoyant un SMS au 31177
  • TĂ©lĂ©chargeant l’application « Alerte 3117 ». Cette application permet de vous gĂ©olocaliser en temps rĂ©el.

Ces services sont ouverts 7 jours sur 7 et 24h/24.

Il est Ă©galement possible de demander de l’aide Ă  un agent prĂ©sent en gare ou en station.

En contactant ces agents, la victime ou le tĂ©moin facilitera l’intervention des secours et/ou des Ă©quipes de sĂ©curitĂ© de la SNCF ou de la RATP.

Plusieurs organismes (exemple : association d’aide aux victimes) et professionnels (psychologues, psychiatres, etc.) sont Ă  la disposition des victimes pour les Ă©couter, les conseiller et leur apporter leur soutien.

Le site Parcours-VictimesParcours victimes (violences physiques, sexuelles ou psychologiques) permet d’avoir connaissance des structures qui peuvent venir en aide aux victimes de violences sexuelles.

Les victimes peuvent Ă©galement prendre contact avec l’un des organismes suivants :

Écoute, informe et oriente les femmes victimes de violences, et les tĂ©moins de ces violences.

Traite les violences physiques, verbales ou psychologiques, Ă  la maison ou au travail, et de toute nature (dont les harcĂšlements sexuels, les coups et blessures et les viols).

Ne traite pas les situations d'urgence (ce n'est pas un service de police ou de gendarmerie).

Pour les autres types de violences, le 3919 assure une réponse de premier niveau et oriente ou transfÚre vers un numéro utile.

39 19 (appel gratuit depuis un téléphone fixe ou mobile en métropole et dans les DOM)

Ouvert 24h sur 24 et 7 jours sur 7

Appel anonyme

Appel ne figurant pas sur les factures de téléphone

Ce service permet aux victimes d'infractions (hors atteintes aux biens sur internet) d'ĂȘtre Ă©coutĂ©es et orientĂ©es vers une association d’aide aux victimes ou un service spĂ©cialisĂ©. Il est accessible aux personnes sourdes et malentendantes.

116 006

Appel gratuit

Service joignable tous les jours de l'année, de 9h à 20h.

+ 33 (0)1 80 52 33 76

Appel gratuit

Service joignable tous les jours de l'année, de 9h à 20h (heure de Paris).

Par mail : victimes@116006.fr

Les échanges avec ces organismes sont confidentiels.

Enfin, les victimes qui souhaitent saisir la justice, peuvent demander l’assistance d’un avocat. Ce professionnel les accompagnera tout au long de la procĂ©dure.

💡 À noter

Si la victime n’a pas les ressources financiĂšres pour rĂ©gler les honoraires de l’avocat, elle peut Ă©ventuellement faire une demande d’aide juridictionnelle.

Une victime de viol peut porter plainte contre l’auteur de cette infraction, dans un dĂ©lai de 20 ans Ă  compter de la commission des faits.

💡 À noter

Au moment du dĂ©pĂŽt de plainte, il est recommandĂ© de se munir de tous Ă©lĂ©ments qui dĂ©montrent l’infraction subie et qui permettent d’identifier l’auteur de ces faits (SMS, tĂ©moignages, photographies de l’agresseur, vidĂ©o, etc.).

Pour dĂ©poser plainte, la victime peut se dĂ©placer directement au commissariat de police ou Ă  la brigade de gendarmerie de son choix. Elle a Ă©galement la possibilitĂ© d’adresser un courrier au procureur de la RĂ©publique du lieu oĂč les faits se sont produits.

Lorsque la victime a dĂ©jĂ  signalĂ© les faits aux forces de l’ordre, il est possible qu’elle ait pris rendez-vous dans un commissariat de police ou une brigade de gendarmerie pour dĂ©poser plainte. Dans ce cas, elle doit se rendre au rendez-vous fixĂ© par l’agent auquel le signalement a Ă©tĂ© fait.

La victime peut se déplacer au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie de son choix.

Pour déposer plainte auprÚs du procureur de la République, la victime doit envoyer un courrier au tribunal judiciaire du lieu de l'infraction ou du domicile de l'auteur de l'infraction.

Le courrier doit préciser les éléments suivants :

  • État civil et coordonnĂ©es complĂštes (adresse et numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone)
  • RĂ©cit dĂ©taillĂ© des faits, date et lieu de l'infraction
  • Nom de l'auteur supposĂ© si la victime le connaĂźt (sinon, la plainte sera dĂ©posĂ©e contre X)
  • Nom et adresse des Ă©ventuels tĂ©moins de l'infraction
  • Description et estimation provisoire ou dĂ©finitive du prĂ©judice
  • Documents de preuve : certificats mĂ©dicaux, arrĂȘts de travail, photographies, vidĂ©os, factures diverses, etc.

Il est possible d’utiliser un modùle de courrier :

La plainte peut ĂȘtre envoyĂ©e en lettre recommandĂ©e avec accusĂ© de rĂ©ception (de prĂ©fĂ©rence), par lettre simple ou par lettre suivie.

Elle peut aussi ĂȘtre directement dĂ©posĂ©e Ă  l'accueil du tribunal.

Dans tous les cas, un récépissé est transmis à la victime dÚs que les services du procureur de la République ont enregistré la plainte.

Lors de la plainte, la victime peut se constituer partie civile pour obtenir des dommages et intĂ©rĂȘts.

AprĂšs la plainte, la victime est prĂ©sentĂ©e Ă  un mĂ©decin spĂ©cialisĂ© qui constate ses blessures. Puis, la procĂ©dure dĂ©bute : une enquĂȘte et une instruction ont lieu et peuvent aboutir au jugement de l’auteur prĂ©sumĂ© des faits.

Le temps entre le dĂ©pĂŽt de plainte et le jugement peut ĂȘtre long. Il est donc conseillĂ© d’ĂȘtre entourĂ© et soutenu, notamment par des professionnels (psychologue, association d’aide aux victimes, etc.).

À la suite d’une plainte pour viol, le policier ou le gendarme peut demander Ă  un mĂ©decin spĂ©cialisĂ© d’examiner la victime au sein d’une unitĂ© mĂ©dico-judiciaire (UMJ).

Ce médecin constate les éventuelles blessures et recherche des traces ADN. Il peut également rechercher toutes traces de drogue qui aurait été délivrée par l'auteur du viol.

​​Un test de dĂ©pistage du Sida et, si nĂ©cessaire, un test de grossesse pourront ĂȘtre rĂ©alisĂ©s.​

À l’issue de l’examen mĂ©dical, le mĂ©decin doit dĂ©livrer un certificat mĂ©dical Ă  la victime. Ce document indique les lĂ©sions subies. Il sert d’élĂ©ment de preuve contre l’auteur des faits.

💡 À noter

Il est recommandĂ© Ă  la victime de garder les vĂȘtements qu’elle portait au moment de l’infraction, d’éviter de se doucher et de se munir de tous les documents mĂ©dicaux en lien avec les faits (exemple : certificat mĂ©dical d’un mĂ©decin traitant).

Au cours de l’enquĂȘte, les forces de l’ordre recherchent tous les Ă©lĂ©ments permettant d’établir la vĂ©ritĂ©.

L’auteur prĂ©sumĂ© des faits peut ĂȘtre immĂ©diatement interpelĂ© (si la victime a pu l’identifier). Il peut Ă©galement ĂȘtre convoquĂ© ultĂ©rieurement pour ĂȘtre entendu par la police ou par la gendarmerie.

Les enquĂȘteurs peuvent recevoir la victime en mĂȘme temps que l’auteur prĂ©sumĂ© des faits pour entendre leurs 2 versions. Durant cette confrontation, chaque partie peut ĂȘtre assistĂ©e d’un avocat.

La durĂ©e de l’enquĂȘte varie en fonction de la complexitĂ© de l’affaire. Elle aboutit Ă  la saisine du procureur de la RĂ©publique.

Le procureur de la RĂ©publique dĂ©cide des suites Ă  donner Ă  l’affaire : il peut saisir le juge d’instruction pour qu’il ouvre une information judiciaire ou classer l’affaire sans suite.

En cas de classement sans suite, la victime peut directement saisir le juge d’instruction en se constituant partie civile.

L’information judiciaire (ou instruction) permet de rassembler des preuves, de rechercher les auteurs d'infractions et d’établir la vĂ©rité dans une affaire pĂ©nale.

Si la victime s’est prĂ©alablement constituĂ©e partie civile, elle a diffĂ©rents droits au cours de l’instruction (exemple : accĂšs au dossier).

Durant l’instruction, elle peut ĂȘtre entendue Ă  plusieurs reprises par le juge d’instruction.

L’information judiciaire peut durer jusqu’à 18 mois. Lorsque l’affaire est en Ă©tat d’ĂȘtre jugĂ©e et que le juge d'instruction estime qu'il existe assez d'Ă©lĂ©ments pour considĂ©rer qu'il y a eu viol, l'affaire est renvoyĂ©e devant une Cour d'assises ou devant une Cour criminelle.

Si l’auteur prĂ©sumĂ© des faits est mineur l’affaire sera renvoyĂ©e devant le tribunal pour enfants (mineur de moins de 16 ans) ou devant la cour d’assises des mineurs (mineur de plus de 16 ans).

En principe, l’auteur prĂ©sumĂ© des faits est jugĂ© par la cour criminelle.

Cependant, si le viol a Ă©tĂ© commis avec des circonstances aggravantes (exemple : viol sous la menace d’une arme) ou que l’auteur prĂ©sumĂ© est en Ă©tat de rĂ©cidive, le procĂšs a lieu devant la cour d’assises.

Si l’auteur prĂ©sumĂ© des faits est mineur, ce sont les juridictions pour mineurs qui sont compĂ©tentes.

En principe, les procÚs qui se déroulent devant la cour d'assises et devant la cour criminelle sont publics : n'importe qui peut assister aux audiences.

MĂȘme si le procĂšs est public, il est interdit de procĂ©der Ă  des enregistrements audio ou vidĂ©o. L’utilisation d’appareil photo est Ă©galement prohibĂ©. En cas de non-respect de ces rĂšgles, une amende de 18 000 € peut ĂȘtre prononcĂ©e par la juridiction.

Si la victime souhaite que le procĂšs ait lieu sans public, elle peut demander une audience Ă  huis clos.

💡 À noter

La victime ou son avocat peut faire cette demande Ă  l’oral, avant l’ouverture des dĂ©bats.

La juridiction est dans l’obligation d’accepter cette demande. DĂšs lors qu’elle ordonne le huis clos, seules les personnes impliquĂ©es dans l’affaire (victimes, accusĂ©s, avocats, tĂ©moins, etc.) peuvent accĂ©der Ă  la salle d’audience.

L'auteur d'un viol (ou d’une tentative de viol) encourt une peine de rĂ©clusion criminelle et des peines complĂ©mentaires. Lorsqu'il est dĂ©clarĂ© irresponsable pĂ©nalement, des sanctions spĂ©cifiques s'appliquent.

⚠ Attention

La condamnation pour viol est inscrite au casier judiciaire de la personne condamnée. Son nom est inscrit au fichier des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes (Fijais).

L’auteur d’un viol encourt une peine principale et des peines complĂ©mentaires.

Peine principale

En principe, la peine encourue pour un viol est égale à 15 ans de réclusion criminelle.

Cette peine peut ĂȘtre portĂ©e Ă  20 ans de rĂ©clusion criminelle dans les cas suivants :

  • Le viol a entraĂźnĂ© une mutilation ou une infirmitĂ© permanente
  • Les faits ont Ă©tĂ© commis alors que la victime prĂ©sentait une particuliĂšre vulnĂ©rabilitĂ© en raison d’une situation de handicap, d’une maladie, d’une grossesse ou d’une situation financiĂšre compliquĂ©e
  • Les faits ont Ă©tĂ© commis par un ascendant, une personne ayant autoritĂ© sur la victime (enseignant, employeur, etc.) ou une personne abusant de l'autoritĂ© que lui confie ses fonctions (par exemple, un policier)
  • Le viol a Ă©tĂ© commis par plusieurs personnes agissant en tant que co-auteurs ou complices
  • L’auteur des faits Ă©tait muni d’une arme
  • Le viol a Ă©tĂ© commis par un individu qui a Ă©tĂ© mis en contact avec la victime par le biais d’un service de communication en ligne
  • L’auteur des faits a violĂ© plusieurs personnes et il n’a pas encore Ă©tĂ© jugĂ© pour les autres viols
  • L’auteur des faits est la personne avec laquelle la victime est mariĂ©e, pacsĂ©e ou en concubinage
  • L’auteur du viol Ă©tait en Ă©tat d’ivresse ou sous l’emprise de drogues au moment des faits
  • Le viol a Ă©tĂ© commis sur une personne se livrant Ă  la prostitution, y compris de maniĂšre occasionnelle
  • Lorsqu'un mineur Ă©tait prĂ©sent au moment des faits
  • La victime a Ă©tĂ© droguĂ©e Ă  son insu de sorte qu’elle ne pouvait pas comprendre ce qui lui arrivait ou contrĂŽler ses actes
  • Le viol a Ă©tĂ© commis dans un transport en commun (bus, train, etc.) ou dans un lieu permettant d’accĂ©der Ă  ce transport (gare, station de mĂ©tro, arrĂȘt de bus, etc.).

La peine encourue est de 30 ans de réclusion criminelle si le viol a entraßné la mort de la victime.

Si l’auteur du viol est mineur, il peut bĂ©nĂ©ficier de l’excuse de minoritĂ©. Ainsi, sa peine peut ĂȘtre rĂ©duite de moitiĂ© par rapport aux majeurs.

Peines complémentaires

Le juge peut également condamner l'auteur des faits à une ou plusieurs des peines complémentaires, notamment :

  • Suivi socio-judiciaire (accompagnĂ©e ou non d’une injonction de soins)
  • Interdiction de sĂ©jour dans certains lieux (par exemple, le domicile de la victime) pour 10 ans maximum
  • Interdiction d'exercer une fonction publique ou l’activitĂ© professionnelle au cours de laquelle l’infraction a Ă©tĂ© commise.

L'auteur d'un viol, dĂ©clarĂ© irresponsable pĂ©nalement en raison d'un trouble temporaire provoquĂ© par une consommation excessive de drogues, peut ĂȘtre condamnĂ© pour cette consommation.

Les peines diffÚrent en fonction des circonstances dans lesquelles le viol a eu lieu :

La peine applicable est de 7 ans d'emprisonnement et de 100 000 € d'amende.

L’auteur d’un viol accompagnĂ© d’acte de torture ou ayant entraĂźnĂ© la mort encourt une peine de 10 ans d'emprisonnement et de 150 000 € d'amende.

Pour obtenir une indemnisation, la victime peut se constituer partie civile. La constitution de partie civile peut avoir lieu dĂšs le dĂ©pĂŽt de plainte, jusqu’au jour du procĂšs.

Elle peut Ă©galement faire une demande d’indemnisation au fonds de garantie des victimes (FGTI) par le biais de la Commission d'indemnisation des victimes d'infractions (Civi).

Si la victime ne souhaite pas ĂȘtre partie au procĂšs pĂ©nal, elle a la possibilitĂ© de saisir les juridictions civiles d’une demande de dommages et intĂ©rĂȘts.

Textes de référence

📍 À Mairie de Corneilla-de-Conflent

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