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Particuliers — Mairie de Corneilla-de-Conflent

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Comment régler un litige avec un avocat ?

VĂ©rifiĂ© le 04/08/2025 — Direction de l'information lĂ©gale et administrative

Les démarches à entreprendre dépendent de la nature du litige : contestation des honoraires, refus de restitution de votre dossier, manquement déontologique ou faute professionnelle. Nous vous présentons les informations à connaßtre.

La rĂ©munĂ©ration de l’avocat repose sur 3 Ă©lĂ©ments :

  • Les honoraires : il s’agit de la rĂ©munĂ©ration du travail de l'avocat. Ils comprennent toutes les prestations rĂ©alisĂ©es par l’avocat pour le compte de son client.
  • Les Ă©moluments : il s’agit de la rĂ©munĂ©ration tarifĂ©e par la loi pour certains actes prĂ©cis, comme une vente aux enchĂšres ou une saisie immobiliĂšre.
  • Les dĂ©bours, c’est-Ă -dire les sommes avancĂ©es par l’avocat pour son client, telles que les frais de commissaire de justice, de greffe ou de copie, qui ne font pas partie de sa rĂ©munĂ©ration directe.

Si vous souhaitez contester un des éléments de rémunération facturés par votre avocat, vous devez d'abord en parler avec lui pour essayer de trouver une solution amiable.

En cas d'Ă©chec des discussions, vous pouvez, ensuite, porter le litige concernant les honoraires et les dĂ©bours devant le mĂ©diateur de la consommation de la profession d’avocat ou devant le bĂątonnier de l'Ordre des avocats auquel votre avocat est inscrit.

Vous pouvez saisir le mĂ©diateur de la consommation de la profession d’avocat si votre avocat n'a pas acceptĂ© votre rĂ©clamation ou si votre demande est restĂ©e sans rĂ©ponse dans un dĂ©lai de 2 mois.

Vous devez saisir le mĂ©diateur dans un dĂ©lai maximum d’1 an Ă  partir de la date Ă  laquelle vous avez adressĂ© votre rĂ©clamation Ă©crite Ă  l’avocat.

Le rÎle du médiateur de la consommation de la profession d'avocat est de vous aider, de maniÚre neutre et impartiale, à trouver un accord amiable avec l'avocat.

Ce recours est gratuit.

Vous pouvez saisir le médiateur en ligne, par messagerie électronique ou par courrier :

Vous pouvez saisir le médiateur via le service en ligne suivant :

mediateur-conso@mediateur-consommation-avocat.fr

180 boulevard Haussmann

75008 Paris

Constitution du dossier

Vous devez envoyer une demande détaillée et argumentée en précisant, notamment :

  • La ou les difficultĂ©s rencontrĂ©es avec votre avocat,
  • La rĂ©clamation faite auprĂšs de votre avocat et les suites qui y ont Ă©tĂ© donnĂ©es (refus ou absence de rĂ©ponse)
  • Ce que vous souhaitez obtenir (rĂ©duction ou suppression de certains honoraires).

Vous devez joindre Ă  votre demande les justificatifs qui permettent au mĂ©diateur d'Ă©tudier l'affaire. Il peut s’agir, par exemple, de la convention d’honoraires, des Ă©changes de mails, des actes de procĂ©dure ou du courrier de rĂ©clamation.

Examen par le médiateur

Une fois saisi, le mĂ©diateur vĂ©rifie d'abord si vous remplissez les conditions requises pour qu'il puisse exercer sa mission. Il s’assure Ă©galement que votre demande n’est pas infondĂ©e ou abusive.

Ensuite, il vous informe par courrier simple ou par mail qu’il a Ă©tĂ© saisi. Il informe Ă©galement votre avocat qu'il est saisi du litige et sollicite votre adhĂ©sion commune (accord) Ă  la mĂ©diation.

Déroulement de la médiation

Si vous et votre avocat ĂȘtes d'accord, le mĂ©diateur vous accompagne dans la recherche d'une solution. Il Ă©change avec les parties ensemble ou sĂ©parĂ©ment.

Si un accord est trouvé, un protocole écrit est signé pour en fixer les termes.

La signature de ce document met officiellement fin au litige.

Vous pouvez vous faire représenter par un avocat, à vos frais, ou de vous faire assister par toute personne de leur choix à tous les stades de la médiation.

En cas de refus ou d’échec de la mĂ©diation

Si le médiateur considÚre que les conditions ne sont pas réunies pour qu'il intervienne ou si votre avocat refuse de prendre part au processus de médiation, le médiateur constate l'impossibilité de régler le litige. Il vous informe alors du rejet de votre demande. Cette information doit vous parvenir dans un délai maximum de 3 semaines à partir de la réception de votre dossier.

En cas de refus de l’accord proposĂ©, vous pouvez soumettre le litige au bĂątonnier de l'ordre des avocats auquel votre avocat est inscrit.

Traitement de la réclamation par le bùtonnier

Les contestations concernant le montant des honoraires de l’avocat considĂ©rĂ©, par exemple, trop Ă©levĂ© ou inutile (diligences sans excessives, superflues ou sans utilitĂ© procĂ©durale ou stratĂ©gique) sont soumises au bĂątonnier de l’ordre auquel appartient l’avocat. Il s’agit de la procĂ©dure dite de « taxation d’honoraires ».

Cette rĂ©clamation doit ĂȘtre effectuĂ©e par lettre recommandĂ©e avec avis de rĂ©ception ou remise contre rĂ©cĂ©pissĂ©.

Le bĂątonnier doit rendre sa dĂ©cision dans un dĂ©lai de 4 mois, aprĂšs avoir recueilli vos observations et celles de l’avocat. Vous devez fournir au bĂątonnier tous les documents (convention d’honoraires, actes de procĂ©dures, Ă©changes de mails etc.) qui justifient votre demande. Une copie de ces Ă©lĂ©ments devra Ă©galement ĂȘtre donnĂ©e Ă  l’avocat.

Le bĂątonnier peut dĂ©cider de rĂ©duire le montant des honoraires facturĂ©s par l’avocat ou de les maintenir.

La décision du bùtonnier est notifiée par lettre recommandée avec avis de réception. Elle mentionne les voies de recours et les délais dans lesquels il faut les exercer.

Si la dĂ©cision vous est dĂ©favorable, vous avez la possibilitĂ© de faire un recours devant le 1er prĂ©sident de la cour d’appel.

Il est saisi par lettre recommandée avec accusé de réception dans le délai de 1 mois à compter de la notification de la décision du bùtonnier.

Si le bĂątonnier ne rend pas de dĂ©cision dans un dĂ©lai de 4 mois suivant la rĂ©ception de votre rĂ©clamation, vous avez la possibilitĂ© de saisir le 1er prĂ©sident de la cour d’appel. Cette dĂ©marche doit ĂȘtre effectuĂ©e dans le mois qui suit l’expiration du dĂ©lai de 4 mois, sauf si le bĂątonnier vous a notifiĂ© une prolongation du dĂ©lai de traitement.

Possibilité d'exécution immédiate de la décision du bùtonnier

Le bĂątonnier peut dĂ©cider d'ordonner l'exĂ©cution provisoire de sa dĂ©cision, pour la part des honoraires qui va jusqu'Ă  1 500 €. Cela signifie que cette somme devra ĂȘtre rĂ©glĂ©e immĂ©diatement, mĂȘme en cas de recours formĂ© par vous ou par votre avocat contre la dĂ©cision.

Le bĂątonnier peut aussi ordonner l'exĂ©cution provisoire de sa dĂ©cision, pour la part des honoraires qui dĂ©passe 1 500 €, si vous et votre avocat ĂȘtes d'accord sur ce montant. Ce montant doit ĂȘtre expressĂ©ment mentionnĂ© dans la dĂ©cision.

Pour la part des honoraires qui dĂ©passe le plafond de 1 500 €, le bĂątonnier peut Ă©galement dĂ©cider, Ă  la demande d’une des parties, que tout ou partie de sa dĂ©cision sera exĂ©cutoire immĂ©diatement, mĂȘme en cas de recours, s’il estime cela nĂ©cessaire et compatible avec la nature du litige. Dans ce cas, il peut demander la mise en place de garanties, tels que la constitution d’une caution ou d’un sĂ©questre.

L'exécution immédiate de la décision du bùtonnier ne peut pas s'appliquer pas aux honoraires de résultat.

Vous ĂȘtes libre de changer d’avocat Ă  tout moment, quelle que soit l’avancĂ©e de la procĂ©dure.

Cependant, vous devrez rĂ©gler les honoraires dĂ©jĂ  dus Ă  l’avocat que vous quittez.

De son cĂŽtĂ©, l’avocat a l’obligation de vous restituer l’intĂ©gralitĂ© de votre dossier.

En cas de difficultĂ© ou de refus concernant la remise des piĂšces, vous pouvez saisir le bĂątonnier du barreau auquel l’avocat est inscrit par lettre recommandĂ©e avec accusĂ© de rĂ©ception ou par remise contre rĂ©cĂ©pissĂ©.

Le bùtonnier doit vous délivrer un accusé de réception le plus rapidement possible et vous informer qu'il prendra sa décision dans les 4 mois.

Pour examiner votre réclamation, le bùtonnier demandera à votre avocat de lui transmettre ses observations par rapport à votre réclamation.

Il peut confier cette tùche à un rapporteur qu'il désigne au sein du conseil de l'Ordre.

AprÚs avoir examiné tous les éléments du dossier, le bùtonnier doit prendre sa décision dans les 4 mois de la réception de votre réclamation.

DĂšs que le bĂątonnier a pris sa dĂ©cision, il doit vous la notifier dans un dĂ©lai de 15 jours, de mĂȘme qu'Ă  votre avocat, par lettre recommandĂ©e avec demande d'avis de rĂ©ception.

La lettre de notification doit mentionner les voies de recours et les dĂ©lais dans lesquels elles doivent ĂȘtre exercĂ©es.

Vous avez, tout comme votre avocat, le droit de faire un recours contre la décision du bùtonnier.

Le recours doit ĂȘtre dĂ©posĂ© devant le 1er prĂ©sident de la Cour d'appel, dans le dĂ©lai d'1 mois qui suit la notification de la dĂ©cision.

Le recours se fait par lettre recommandée avec accusé de réception.

💡 À noter

Si le bùtonnier ne prend pas de décision dans les 4 mois suivant la réception de votre réclamation, vous pouvez aussi saisir le 1er président de la cour d'appel dans le délai d'1 mois qui suit l'expiration de la période de 4 mois.

L’exercice de la profession d’avocat est guidĂ© par des principes essentiels inscrits dans son serment, Ă  savoir l’indĂ©pendance, la loyautĂ©, la dignitĂ©, la conscience, l’humanitĂ©, la probitĂ©, le dĂ©sintĂ©ressement, la confraternitĂ©, la dĂ©licatesse, la modĂ©ration et la courtoisie. Ces principes s’appliquent dans toutes les relations de l’avocat, notamment celles avec son client.

Il peut arriver que votre avocat ne respecte pas ces rĂšgles professionnelles. Par exemple: difficultĂ©s de contact tĂ©lĂ©phonique, absence de rĂ©ponse aux correspondances, refus rĂ©pĂ©tĂ©s de rendez-vous, absences et retards Ă  l'audience, non-transmission des courriers qui vous sont destinĂ©s, relations d'intĂ©rĂȘt avec la partie adverse.

Si vous ĂȘtes confrontĂ© Ă  de telles difficultĂ©s avec votre avocat, vous pouvez saisir le bĂątonnier de l'ordre auquel appartient l'avocat.

L’avocat risque alors une sanction disciplinaire.

La procédure se déroule en plusieurs étapes.

Pour saisir le bùtonnier, vous devez adresser une réclamation écrite contenant les éléments suivants :

  • Vos nom et prĂ©nom (ou nom, forme et reprĂ©sentant de votre sociĂ©tĂ©)
  • Votre domicile (ou siĂšge de votre sociĂ©tĂ©)
  • Votre nationalitĂ©
  • Vos date et lieu de naissance
  • Votre profession
  • Nom, prĂ©nom et adresse de l'avocat poursuivi
  • Faits Ă  la base de la rĂ©clamation (objet de la demande)
  • Existence ou absence d’une action de conciliation, de mĂ©diation ou de procĂ©dure participative
  • PiĂšces nĂ©cessaires Ă  l'examen du litige
  • Date de la demande et signature.

Vous devez obligatoirement envoyer votre réclamation par lettre recommandée avec accusé de réception ou par remise en main propre contre récépissé.

Le bùtonnier doit d'abord vous envoyer un accusé de réception dÚs que possible.

Ensuite, il doit faire un premier examen rapide de votre réclamation.

S'il estime que votre rĂ©clamation est abusive ou manifestement mal fondĂ©e, le bĂątonnier vous informe rapidement qu’il n’y aura pas de suite.

Si votre réclamation est considérée comme valable (fondée et non abusive), le bùtonnier informe votre avocat de la réception d'une réclamation le concernant et lui demande de lui présenter ses observations.

Si le bùtonnier estime que la nature de la réclamation le permet, il peut organiser dans les 3 mois de la réception de votre demande une conciliation entre vous et votre avocat.

Le bùtonnier convoque les parties, par tout moyen, 10 jours avant la date de la réunion de conciliation, sauf si les parties ont donné leur accord pour un délai plus court.

La conciliation se déroule selon les formes fixées par le bùtonnier, sous son autorité ou sous l'autorité d'un avocat membre ou ancien membre du conseil de l'ordre, ou d'un avocat honoraire qu'il délÚgue.

Vous pouvez ĂȘtre assister par un avocat, Ă  vos frais, lors de la conciliation.

Si un accord est trouvĂ© entre vous et votre avocat, un procĂšs-verbal est Ă©tabli. Il reprend les termes de l’accord. Le procĂšs-verbal doit ĂȘtre signĂ© par vous, votre avocat et le bĂątonnier ou son dĂ©lĂ©guĂ© Ă  la conciliation. Un exemplaire du procĂšs-verbal est remis Ă  chacun des signataires.

Si aucun accord n'est trouvé entre vous et votre avocat, le bùtonnier ou son délégué constate l'absence de conciliation.

Les constatations et les dĂ©clarations recueillies au cours de la conciliation ne peuvent ĂȘtre utilisĂ©es dans la suite de la procĂ©dure ni dans une autre procĂ©dure.

En l'absence de conciliation, le bùtonnier examine le bien-fondé de votre demande et prend une décision.

Il peut décider de rejeter votre demande ou de lui donner une suite.

Il doit vous informer de sa dĂ©cision, de mĂȘme que votre avocat.

Si le bùtonnier décide de rejeter votre demande, il doit vous en informer le plus tÎt possible, en précisant les motifs (raisons) pour lesquels il a pris cette décision.

Vous avez alors la possibilité de saisir le procureur général prÚs la cour d'appel ou la juridiction disciplinaire des avocats. Il y a une juridiction disciplinaire des avocats dans le ressort de chaque cour d'appel.

Procureur général

Vous pouvez saisir le procureur général par une lettre recommandée avec avis de réception. Cette demande doit contenir les informations suivantes :

  • Pour les personnes physiques, nom, prĂ©noms, profession, domicile, nationalitĂ©, date et lieu de naissance
  • Pour les personnes morales, forme, dĂ©nomination, siĂšge social et reprĂ©sentant
  • Nom, prĂ©nom et domicile (adresse professionnelle) de l'avocat
  • Barreau d’appartenance de l’avocat (par exemple, Paris, Lille ou Lyon)
  • Objet de la demande (exposĂ© de votre litige et faits reprochĂ©s Ă  l’avocat)
  • Documents justificatifs.

AprÚs examen de votre réclamation, le procureur général peut décider soit de :

  • Classer la demande sans suite s’il estime que votre avocat n’a commis aucun manquement disciplinaire
  • Soit, si les faits apparaissent suffisamment graves ou fondĂ©s, de saisir la juridiction disciplinaire des avocats.

Juridiction disciplinaire

La juridiction disciplinaire des avocats doit ĂȘtre saisie par requĂȘte.

La requĂȘte doit contenir obligatoirement les Ă©lĂ©ments suivants :

  • Pour les personnes physiques, les nom, prĂ©noms, profession, domicile, nationalitĂ©, date et lieu de naissance
  • Pour les personnes morales, leur forme, leur dĂ©nomination, leur siĂšge social et leur reprĂ©sentant
  • Nom, prĂ©nom et domicile (adresse professionnelle) de l'avocat
  • Objet de la demande
  • PiĂšces justificatives
  • Votre rĂ©clamation adressĂ©e au bĂątonnier.

Le prĂ©sident de la juridiction disciplinaire doit tout d'abord examiner si votre requĂȘte est recevable et si elle est assortie des prĂ©cisions permettant d'apprĂ©cier son bien-fondĂ©. Cet examen se fait hors audience.

Si le prĂ©sident de la juridiction disciplinaire estime que la requĂȘte est recevable, il va saisir le conseil de l’ordre dont relĂšve l’avocat poursuivi.

L’acte de saisine vous est alors transmis par le prĂ©sident de la juridiction. Vous devez ensuite transmettre ce document Ă  votre avocat par lettre recommandĂ©e avec accusĂ© de rĂ©ception, par remise en main propre contre rĂ©cĂ©pissĂ© ou par acte d’un commissaire de justice.

Le conseil de l’ordre dĂ©signe un rapporteur chargĂ© d’instruire l’affaire, dans un dĂ©lai d’1 mois Ă  partir de la saisine du prĂ©sident de la juridiction disciplinaire. Ce rapporteur mĂšne une enquĂȘte impartiale, objective et respectueuse du contradictoire : il peut entendre toute personne utile Ă  l’éclairage du dossier, mais il doit informer l’avocat concernĂ© de ces auditions et lui permettre d’y assister.

Le rapporteur remet ensuite son rapport au prĂ©sident de la juridiction disciplinaire, dans un dĂ©lai de 4 mois maximum Ă  compter de sa dĂ©signation. Ce dĂ©lai peut ĂȘtre prolongĂ© une fois, pour 4 mois supplĂ©mentaires, si le prĂ©sident l’autorise.

La juridiction disciplinaire fixe ensuite la date de l’audience, Ă  laquelle l’avocat est convoquĂ© au moins 1 mois Ă  l’avance.

Vous serez Ă©galement informĂ© de la date de l’audience et vous avez le droit de demander Ă  ĂȘtre entendu par la juridiction disciplinaire.

L'audience se tient dans la commune oĂč siĂšge la cour d'appel. L'avocat poursuivi comparaĂźt en personne. Il peut se faire assister par un avocat.

La juridiction disciplinaire peut prononcer Ă  la fin de la procĂ©dure l'une des sanctions suivantes Ă  l'Ă©gard de l’avocat :

  • Avertissement
  • BlĂąme
  • Interdiction temporaire d'exercice de maximum 3 ans
  • Radiation du tableau des avocats

Des peines complémentaires peuvent s'ajouter à ces peines principales.

En cas d'urgence, ou dans le but de protéger le public, le conseil de l'ordre des avocats peut suspendre provisoirement de ses fonctions et pour une durée de 6 mois renouvelable une fois l'avocat qui fait l'objet d'une poursuite pénale ou disciplinaire, à la demande du procureur général ou du bùtonnier.

Si le prĂ©sident de la juridiction disciplinaire estime que la requĂȘte n'est pas recevable, il la rejette par une ordonnance motivĂ©e.

Dans ce cas, la procĂ©dure disciplinaire s'arrĂȘte, sauf si vous faites un recours contre cette dĂ©cision auprĂšs de la cour d'appel.

Le recours doit ĂȘtre formĂ© dans un dĂ©lai de 15 jours Ă  compter de la notification de la dĂ©cision, par lettre recommandĂ©e avec demande d'avis de rĂ©ception adressĂ©e au greffe de la cour d'appel, ou par une remise contre rĂ©cĂ©pissĂ© au directeur de greffe.

Vous devez obligatoirement ĂȘtre assistĂ© par un avocat pour cette procĂ©dure.

Si le bĂątonnier donne une rĂ©ponse favorable Ă  votre demande, il peut ouvrir une enquĂȘte dĂ©ontologique Ă  l'Ă©gard de votre avocat ou le poursuivre directement devant la juridiction disciplinaire.

Le bĂątonnier peut dĂ©cider d'ouvrir une enquĂȘte dĂ©ontologique Ă  l'Ă©gard de l'avocat.

Il s’agit d’une Ă©tape facultative qui permet d’évaluer l’affaire et de dĂ©terminer si les faits reprochĂ©s sont susceptibles de faire l’objet d’une procĂ©dure devant la juridiction disciplinaire du conseil de l'ordre.

Le bĂątonnier peut dĂ©signer un ou plusieurs dĂ©lĂ©guĂ©s parmi les membres ou anciens membres du conseil de l'ordre Ă  qui il demande de lui faire un rapport sur le dossier. AprĂšs l’étude du dossier, il dĂ©cidera s’il y a lieu ou non d’exercer l’action disciplinaire.

Il doit vous informer de sa dĂ©cision, de mĂȘme que le procureur gĂ©nĂ©ral.

Le bĂątonnier peut dĂ©cider de saisir directement la juridiction disciplinaire des avocats, sans ordonner une enquĂȘte dĂ©ontologique. Il saisit la juridiction par la voie d’une requĂȘte.

Le conseil de l’ordre dĂ©signe un rapporteur chargĂ© d’instruire l’affaire, dans un dĂ©lai d’1 mois Ă  partir de la saisine du prĂ©sident de la juridiction disciplinaire. Ce rapporteur mĂšne une enquĂȘte impartiale, objective et respectueuse du contradictoire : il peut entendre toute personne utile Ă  l’éclairage du dossier, mais il doit informer l’avocat concernĂ© de ces auditions et lui permettre d’y assister.

Le rapporteur remet ensuite son rapport au prĂ©sident de la juridiction disciplinaire, dans un dĂ©lai de 4 mois maximum Ă  compter de sa dĂ©signation. Ce dĂ©lai peut ĂȘtre prolongĂ© une fois, pour 4 mois supplĂ©mentaires, si le prĂ©sident l’autorise.

La juridiction disciplinaire fixe ensuite la date de l’audience, Ă  laquelle l’avocat est convoquĂ© au moins 1 mois Ă  l’avance.

Vous serez Ă©galement informĂ© de la date de l’audience et vous avez le droit de demander Ă  ĂȘtre entendu par la juridiction disciplinaire.

L'audience se tient dans la commune oĂč siĂšge la cour d'appel. L'avocat poursuivi comparaĂźt en personne. Il peut se faire assister par un avocat.

La juridiction disciplinaire peut prononcer Ă  la fin de la procĂ©dure l'une des sanctions suivantes Ă  l'Ă©gard de l’avocat :

  • Avertissement
  • BlĂąme
  • Interdiction temporaire d'exercice de maximum 3 ans
  • Radiation du tableau des avocats

Des peines complémentaires peuvent s'ajouter à ces peines principales.

En cas d'urgence, ou dans le but de protéger le public, le conseil de l'ordre des avocats peut suspendre provisoirement de ses fonctions et pour une durée de 6 mois renouvelable une fois l'avocat qui fait l'objet d'une poursuite pénale ou disciplinaire, à la demande du procureur général ou du bùtonnier.

La dĂ©cision de la juridiction disciplinaire peut ĂȘtre contestĂ©e par l'avocat qui en a fait l'objet, par le procureur gĂ©nĂ©ral ou par le bĂątonnier du barreau auquel appartient l'avocat.

Le recours doit ĂȘtre introduit auprĂšs de la cour d'appel, dans le dĂ©lai d'1 mois Ă  compter de la notification de la dĂ©cision.

Si le bĂątonnier dĂ©cide de ne pas ouvrir une procĂ©dure disciplinaire à l'Ă©gard de votre avocat, vous pouvez saisir vous-mĂȘme la juridiction disciplinaire du litige.

La juridiction disciplinaire des avocats doit ĂȘtre saisie par requĂȘte.

La requĂȘte doit contenir obligatoirement les Ă©lĂ©ments suivants :

  • Pour les personnes physiques, les nom, prĂ©noms, profession, domicile, nationalitĂ©, date et lieu de naissance
  • Pour les personnes morales, leur forme, leur dĂ©nomination, leur siĂšge social et leur reprĂ©sentant
  • Nom, prĂ©nom et domicile (adresse professionnelle) de l'avocat
  • Objet de la demande
  • PiĂšces justificatives
  • Votre rĂ©clamation adressĂ©e au bĂątonnier.

Il peut arriver que les erreurs ou les fautes de l'avocat dans l’accomplissement de sa mission ou un manquement Ă  ses obligations et devoirs professionnels aient des consĂ©quences nĂ©gatives pour vous. Par exemple : dĂ©pĂŽt tardif d’un acte (assignation, conclusion, etc), manquement au devoir de conseil (prise de dĂ©cision mal Ă©clairĂ©e, acceptation d’une transaction dĂ©savantageuse etc.) ou nĂ©gligence dans la rĂ©daction d’un acte.

Dans ces cas, la responsabilitĂ© civile de l’avocat peut ĂȘtre mise en cause. Plusieurs Ă©tapes sont Ă  suivre.

Tout d’abord, vous devez envoyer une mise en demeure Ă  votre avocat, en lui demandant de rĂ©parer le prĂ©judice que vous avez subi et de dĂ©clarer le sinistre Ă  son assurance en responsabilitĂ© civile professionnelle.

Ce courrier doit ĂȘtre envoyĂ© par lettre recommandĂ©e avec accusĂ© de rĂ©ception. Il doit mentionner :

  • Les faits que vous lui reprochez (une erreur, une nĂ©gligence ou une faute dans le traitement de votre dossier)
  • Le prĂ©judice que vous avez subi (moral, matĂ©riel ou financier). Il est fortement conseillĂ© de chiffrer ce prĂ©judice en indiquant un montant estimĂ© des dommages.

En l’absence de rĂ©ponse ou si la rĂ©ponse de votre avocat n’est pas satisfaisante, vous pouvez saisir le tribunal judiciaire pour demander d’ĂȘtre indemnisĂ© pour le prĂ©judice subi.

Vous devrez alors apporter la preuve que :

  • L’avocat a rempli ses missions de façon incorrecte ou incomplĂšte (faute)
  • Et que cette faute est Ă  l'origine d'un dommage (financier ou matĂ©riel). Vous devrez justifier le montant du prĂ©judice Ă  l’aide de documents permettant son Ă©valuation (factures, devis, relevĂ©s etc).

Le tribunal compĂ©tent est celui du lieu oĂč se trouve le cabinet de l'avocat.

Si votre prĂ©judice est supĂ©rieur Ă  10 000 €, vous devez obligatoirement vous faire assister par un avocat devant le tribunal judiciaire.

⚠ Attention

Pour les litiges dont le montant est infĂ©rieur Ă  5 000, € vous devez d’abord tenter une rĂ©solution amiable du diffĂ©rend avant de pouvoir engager une procĂ©dure devant le tribunal. Il peut s’agir d’une conciliation (dĂ©marche gratuite), d’une mĂ©diation (dĂ©marche payante) ou d’une procĂ©dure participative (dĂ©marche payante avec recours Ă  un avocat).

Voir aussi

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